De nouvelles éoliennes offshore : une solution à long terme ?

De nouvelles éoliennes offshore : une solution à long terme ?

"L’avertissement le plus sévère jamais lancé", c’est comme cela que le président de la COP 26, Alok Sharma, a qualifié le nouveau rapport du GIEC qui fait état d’un réchauffement climatique qui s’accélère. Pour lutter contre le changement climatique, l’énergie renouvelable est une des voies privilégiées par le gouvernement De Croo. L’éolien offshore est particulièrement mobilisé dans l’accord de gouvernement. Une nouvelle génération d’éoliennes en mer est notamment au centre de l’attention du secteur du renouvelable.

Mais en quoi consiste donc cette nouvelle génération ? Quel impact économique et écologique va-t-elle avoir sur la mer du Nord ? Le doublement de capacité du secteur offshore prévu dans l’accord de gouvernement est-il réalisable grâce à celle-ci ?

Éolienne offshore, quèsaco ?

Les éoliennes offshore sont tout simplement des éoliennes en mer, généralement installées auprès des côtes. Elles fonctionnent selon le même principe qu’une éolienne terrestre et sont souvent rassemblées dans des parcs éoliens. Ces dernières années, elles n’ont cessé de prendre de l’envergure et augmentent régulièrement de taille et donc de puissance.

De nouvelles formes d’éoliennes arrivent constamment sur le marché et font l’objet d’une attention particulière dans l’industrie du offshore. Jan De Nul, société de dragage belge, s’est même séparée de son navire d’installation nommé "Taillevent" pour le remplacer par de nouveaux navires comme le "Voltaire", qui permettent de construire des éoliennes plus grandes.

Ce remplacement de la flotte industrielle se fait en parallèle de l’arrivée de ses éoliennes offshore nouvelle génération, plus grandes et plus productives. À terme, ces nouvelles éoliennes devraient couvrir plus de 90% des éoliennes offshore.

Quels bénéfices en retire-t-on ?

L’intérêt d’une flotte d’éoliennes plus grandes et plus productives est triple selon le directeur de l’ASBL APERe (Association pour la promotion des Energies Renouvelables), Benjamin Wilkin : "premièrement l’éolienne produit plus grâce à sa taille. Les pales de l’éolienne qui alimentent le rotor sont plus grandes. De ce fait, elles balayent plus d’air et tournent plus souvent. Il suffit d’une légère brise pour que le rotor s’actionne. Cela permet de produire beaucoup plus sur l’année ce qui permet une plus grande stabilité de production."

Selon le directeur général de l’ASBL EDORA (Fédération des énergies renouvelables) Fawaz Al Bitar, "leur hauteur, qui dépasse majoritairement les 200 mètres, permet d’avoir beaucoup moins de turbulences quand les pales s’actionnent, en comparaison avec les éoliennes offshore ancienne génération."

Elles permettent par exemple d’installer 10 éoliennes à la place de 15, ce qui coûte moins cher pour la même production

Deuxièmement, il y a un bénéfice économique à ces nouvelles éoliennes. Selon Benjamin Wilkin, "elles permettent par exemple d’installer 10 éoliennes à la place de 15, ce qui coûte moins cher pour la même production, voire pour une production plus grande. Moins d’éoliennes signifie aussi un raccordement moindre."

Elles sont donc aussi plus durables sur le temps, d’après Fawaz Al Bitar. "Le LCOE, Levelized Cost of Energy (comprenez le coût actualisé de l’énergie) ou en d’autres termes le prix complet d’une énergie sur toute la durée de vie de l’éolienne, est beaucoup plus avantageux. Cela rend leur coût de production bien moindre et permet d’amortir plus vite les installations offshore".

Et, troisièmement selon Benjamin Wilkin, "c’est bon pour l’environnement, car la faune aviaire est moins dérangée par les éoliennes et cela sollicite aussi moins de matières premières, ce qui les rend plus efficace."

Une aubaine pour l’horizon 2030
Une nouvelle zone de déploiement en Mer du Nord va permettre l’agrandissement du parc éolien offshore, en grande partie basée sur ces nouvelles formes d’éolienne. L’accord de gouvernement De Croo prévoit un doublement des capacités d’éolien offshore pour atteindre les 4GW d’ici 2030. Grâce à la nouvelle zone de 2.2GW, cela semble réalisable pour Fawaz Al Bitar : "La Belgique est un des leaders mondiaux dans l’éolien offshore grâce au développement de tout une chaîne économique locale dans la région de la Mer du Nord. Lors de l’élaboration de la première zone, la dynamique était très bonne ce qui permet d’être optimiste pour l’élaboration de la nouvelle zone d’ici 2030."

Pour Benjamin Wilkin, "le doublement des capacités d’éolien offshore est réalisable grâce à la nouvelle zone".

Pour assurer la sécurité d’approvisionnement dû à la fermeture d’une grande partie du parc nucléaire, "cette nouvelle zone serait d’une grande aide mais ne saurait être pensée qu’en complémentarité avec d’autres technologies et énergies renouvelables", d’après Fawaz Al Bitar.

Le seul facteur limitant, selon Fawaz Al Bitar, "c’est le raccordement. Le raccordement entre les différentes installations reste compliqué à mettre en place".

Date: 
mar, 08/10/2021

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